Historique

Notre histoire

Nous sommes en 1975 et toutes les Landes “hestaires” sont occupées par Los Calientes au Sud, Los Arsouillos plus à l’Est. Toutes les Landes ? Que Nenni ! En ces temps reculés, on frémit à Mugron ou Samadet, on murmure à Montfort (en Chalosse), on gambille à Pouillon, on mailloche à Anglet… Lorsqu’apparaît sur les bords du lac de Christus une tribu chamarrée de jaune et bleu. La harde faillit bien s’appeler Los Chicharones.

Mais au contact des fanfares des Beaux Arts (Dax 1975), puis de la banda boucalaise Los Marineros (Bayonne 1976), enfin de la peña La Unica (Pamplona 1977)le petit peuple Saint Paulois verdit et s’assuma Los Chocarreros !

Depuis lors, le bouffon bouffonne gaiement à San Fermin, à Bayonne et à Dax tous les étés depuis presque 45 ans, et cela ne l’a pas empêché de promener longtemps vers Nimes, Beaucaire, le Grau du Roi, Ampuero ou Brassac.

Et si les Kiki, Roro, Eddy, Domi, Alain, Maxou ou Pignique des grands débuts ont transmis le flambeau, vous trouverez sans peine une rengaine à reprendre, une valse ou un fandango à tourner avec “les Chocas” au coin de quelques estaminets.

Aujourd’hui, Los Chocarreros continuent de parcourir les fêtes et ferias du Sud ouest. Forts de leur 100 membres actifs qu’ils soient musiciens, cuisiniers, sportifs ou simples amoureux du vivre ensemble et des valeurs de la peña, ils n’en oublient pas pour autant les anciens qu’ils réunissent chaque année pour la « journée des anciens » lors des ferias de Dax !

Alors souviendrez vous, lorsque vous croiserez un foulard vert lors d’une fête, que la personne qui le porte, porte avec lui 45 ans d’histoire !!

Tant qu’il y aura des Verts !

En mémoire

Bien cher GUS,

Tu es parti, sans bruit, comme si tu ne voulais pas nous déranger, conscient de déranger, conscient de chagrin que nous causerait ton départ…Depuis, ton silence assourdissant nous est devenu insupportable… Tu ne nous y avais pas habitués !!!

Sous tes airs de gros nounours grognon ou jovial… c’est selon… tu cachais habilement une bonne dose de tact, de délicatesse, une sensibilité à fleur de peau, qui ont fait de toi, un être de tolérance, pétri d’humanité, soucieux de son prochain, grand amoureux de la vie.

En fait, il fallait savoir te deviner pour pouvoir t’apprécier à ta juste valeur ; il y a quarante ans déjà, quelques uns d’entre nous qui avaient pu déceler en toi l’ami, le frère de sang que tu allais devenir, t’ont entrainé dans cette belle histoire qu’a été pour nous celle des CHOCARREROS.

En fait, n’est-ce pas plutôt toi qui nous y as entraînés ? Toi qui dans les parties de rugby voulait jouer devant … avec les gros, comme tu disais… alors que tu n’étais pas bien épais à tes débuts. Toi, toujours devant, dans les défilés, à marteler un tempo fort et rapide, tempo que tu accélérais à ta guise provoquant parfois notre colère passagère, nous qui, derrière, peinions à te suivre. Tu battais fort et vite, comme tu a vécu ta vie, dans une calme et fraternelle fureur, comme si tu pressentais au fond de toi même que la vie ne te laisserais pas le temps nécessaire pour profiter pleinement de ses plaisirs.

A bien y repenser, ta détermination passionnée, ton enthousiasme débordant et ta chaleur humaine nous a assurément permis de soulever des montagnes de difficultés pour pouvoir réussir à monter cette banda qui hantait, nuit et jour, nos esprits d’adolescents.

Et Puis la notoriété aidant, nous avons commencé à voyager ensemble : AIRE S/ADOUR, BAYONNE, NiMES …jusqu’à PAMPELUNE où au terme de cet improbable voyage, en train, dont tu étais, nous avions ramené ce jumelage avec la peña la UNICA, jumelage qui nous tient tant à cœur aujourd’hui encore.

Ta personnalité, ton énergie, ton amour de la fête n’ont eu aucune peine à conquérir ces fiers Navarrais qui t’appelleront volontiers « GOUS », garantissant ainsi ta renommée devenue à jamais internationale.

Tu as participé activement à la transformation de notre groupe en peña, la banda devenant une de ses sections parmi quelques autres nouvellement créées.

Après avoir encore bourlingué une quinzaine d’années ensemble, l’usure s’est faite sentir chez quelques membres « historiques », qui, peu à peu, ont quitté le navire…

Mais pas toi, qui as su sagement reporter ta confiance sur de jeunes troupes non dénuées de talent.

Tel un coach tu leur as fait profiter de ta longue expérience en leur inculquant tout ce qui fait l’esprit « Choca et qui te ressemble tant : « rebelle, certes, mais la main sur le cœur, et le cœur sur la main ! »

Et puis, dès que tu as pu constater la maturité de cette nouvelle équipe fringante et motivée, tu as eu l’élégance de te mettre en recul, sans pour autant quitter le groupe. Cela t’a permis de vivre d’autres expériences toutes aussi enrichissantes au sein de plusieurs autres associations.

Fidèle dans tes amitiés, tu t’es attaché à tisser les liens entre les différentes générations que tu as côtoyées chez les chocarreros, en organisant l’annuelle journée des anciens, pendant les Fêtes de DAX.
Ainsi, tu as pu savourer avec délectation, l’indéniable succès de cette initiative permettant de réunir sur une même journée de festivité membres actuels et membres anciens, dans l’esprit de notre slogan préféré : CHOCARREROS UN JOUR…CHOCARREROS TOUJOURS !!!

Alors pour tout cela, tous les Chocarreros actuels, anciens et même futurs souhaitent te dire merci Gus, oui, un très grand merci. Tu n’oublieras pas de donner un abrazo muy fuerte à POUY, à TITIQUE et tous les autres. No olvides tambien a VICENTE, y otros amigos de la UNICA…

Tu étais un poète de la vie .Tu aimais la poésie : Alors tu permettras que nous empruntions ces quelques vers au Grand Jacques… Brel qui a bercé notre adolescence :

« … 6 pieds sous terre, GUS, tu n’es pas mort, six pieds sous terre Gus, on t’aime encor’… »

Adishats GUS !!!

On ne les oublie pas …

– Christophe DUDON (le petit cousin de FIFI & FANFAN DUDON, deux anciens), il jouait de la tompette ; il décéda…le jour même où les Txokas fêtaient leur Xème anniversaire, un accident de moto juste au coin de l’église de ST.PAUL…Les Txokas avaient demandé à VVMPT (dont je faisais partie avec FIFI justement) d’animer la soirée d’anniversaire…On nous avait dit que ce n’était pas grave !!! on l’avait cru, et on avait joué !!! (FIFI ne s’en est jamais remis !!!)

– Vincent PARAVEL dit GIOVANNI : C’est lui qui nous avait introduit aux fêtes de BAYONNE : Il dirrigeait la banda de danseur du BOUCAU « LES MARINEROS » qui nous avait sollicités pour leur assurer la musique…C’était un sacré personnage avec une verve et une gouaille de « Titi Parisien » (qu’il était d’ailleurs) il n’eut aucune peine à intégrer les Txokas qui l’accueillirent volontiers ; il se mit à la basse…pour le fun ; C’était le chouchou des RICOU, POUY, MARCEL, TONTON, GALOUNE…et nous…Il réussit à intégrer la fameuse fanfare des BEAUX ARTS « OTHELLO » et enregistra un disque avec eux…enfin, il était sur la photo avec son surnom, parce que pour la musique !!!

Il était sur PARIS, et c’est là qu’il est parti…sans bruit…on le voyait moins vu qu’il ne descendait plus trop, mais ceux qui montaient étaient forcément pris en charge…

Sa vie est un vrai roman…par les différentes activités professionnelles qu’il a pratiquées (vendeur de cuisines, prof, contrôleur à la SNCF…)

– Francis TESTEMALE dit « BIBI » : Plus âgé que nous, il jouait de la caisse claire ; Toujours de bonne humeur et prêt à rigoler ; A la base il avait plutôt un look rocker ce qui m’a toujours un peu étonné : Que pouvait-il trouver chez les Txokas ? et puis j’ai compris…bien plus tard : Pour les 30 ans des Chocas, nous avions organisé un rassemblement des « vieux Txokas » au Bois de Boulogne : Bibi, souffrant, et en maison avait eu l’autorisation de se joindre à nous, mais du repartir dans l’après midi…Les festivités se poursuivirent au local, à S PAUL…Et dans la soirée je vis arriver notre BIBI…en chaussons !!! Il avait fait le mur pour nous rejoindre !!! Il ferma les yeux peu de temps après…Ce qu’il cherchait :…L’amitié !!!

– Philippe POUYMAYOU dit « Le Pouy » ou « Cousin » : Il était le cousin de RICOU…et deviint un peu le notre par la suite ; Toujours de bonne humeur, il rayonnait ; il vint renforcer le pupitre de sax ; et nous faisait bien marrer lorsqu’il entonnait (volontiers) ses jotas endiablées…même dans le local de la UNICA ; C’est là qu’il rencontra RAQUEL à PAMPLONA sa seconde ville ; C’était un actif convaincu, et il rentra en politique « intelligemment » en se faisant apprécier tant par ses partenaires que par des soi-disants adversaires…Il ferma les yeux, là-bas, si loin, à STRASBOURG »…On n’a toujours pas digéré son départ cruel…Dire qu’il était candidat à la Mairie de BAYONNE…et s’il avait vécu, peut-être qu’il aurait été…

– Jean Marie LAFITTE dit « NAZOLE » ou « OYE » Lui aussi joueur de Caisse claire…et doté d’un long appendice nasal, d’où son surnom ; Il intégra le groupe (je ne sais plus comment !) et rentra assez rapidement au bureau car, plus âgé et pas timide il savait se bouger et être efficace : Il fut particulièrement actif pour l’obtention du local, que ce soit l’occupation temporaire de la Ferme (au tout début) que dans le suivi de la construction du local actuel… Puis il eut des envies d’ailleurs et passa le pont…pour rejoindre Les Calientes…Il avait toujours eu beaucoup d’ambition et là-bas il retrouvait des gens de son âge…Mais j’ai revu récemment une photo des Chocas en train de faire le Canular du « TXOKA BIDON CIRCUS » pour un réveillon, devant le Palais…et dans le public, en civil, j’ai reconnu…NAZOLE, hilare à le vue de nos pitreries…Chocarreros un jour, Chocarreros toujours !

Il a oublié de se réveiller lors d’une intervention chirurgicale bénigne…

– Patrick DUTOUYA dit « TITIQUE » ou « Le Peintre »,un saxophoniste qui entra tout jeune à la suite des RICOU et TONTON ; personnage attachant et redoutable fêtard, peu démonstratif (on a du mal à trouver une photo de lui)…il prit en charge avec TONTON la réalisation de nos banderoles annuelles…et avec quel talent !!! Il tenait une droguerie où il vendait notamment…de la peinture ; mais la fête, çà use, surtout lorsqu »elle est quotidienne !!! Il n’est plus seul à présent !

– Hugues AUDOUY dit « Gus » : Putain ! j’en pleure encore !!! L’âme des Chocas : Sans lui rien n’aurait pu arriver !!! toujours actif, plein de ressources, avec lui, rien d’impossible ; Un charisme époustouflant, connu et aimé de tous…C’est lui qui m’a sollicité pour… écrire quelques lignes…il nous manque terriblement, Il fut de toutes les conquêtes, DAX, BAYONNE, PAMPLONA…Adoré de tous il est parti…en quinze jours maudits et je ne peux effacer de ma mémoire son lit de douleur…nous qui, naïvement étions venus pour lui annoncer notre projet de reportage, auquel nous souhaitions évidemment l’associer…

– Dominique PRIVAT dit « DOMI » : L’un des rares musiciens du début : saxophoniste et clarinettiste, il fut de toutes les aventures du début avant de partir à PARIS ouvrir un magasin de musique à PIGALLE ; c’est lui qui trouva le nom des Chocarreros…et c’est lui qui étrenna notre reportage : C’était il y quelques mois à peine : On le savait malade, mais la greffe qu’il avait fini par obtenir il ya plus d’un an nous incitait à penser qu’il était tiré d’affaire…Il est parti en ce début d’année…en un jour…Ce même jour où nous partions pour interviewer LA UNICA…

Hommage aussi à Jean Louis SICART dit « CRICKET » et Patrice LANUSSE.

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